~Introduction~

~Introduction~
Bienvenue à vous sur mon petit blog. Ici je vais traiter de manga et uniquement cela ! J'entends déjà nombre d'entre vous hurler "Non ! Pas ça, y'en a déjà des milliers là-dessus !!" "Les mangas c'est nul, y'a pas d'histoire c'est que de la fesse !" et autres exclamations d'horreur... Mais mes chers enfants (ça ne me rajeunit pas...), je ne me contente pas de faire comme tant d'autres qui pondent des articles dans lesquels ils se contentent de s'écrier "Ouais Naruto, c'est trop délirant !", légende ridicule et qui les fait passer pour des abrutis (presque) finis, le tout servi avec une image du-dit Naruto monstrueusement pixelisée et minuscule. Je vous apprends donc que tous mes articles seront écrits en FRANCAIS et pas en langage SMS, ce qui évitera de passer trois quarts d'heure à tenter de décoder mes textes. Et mes articles seront essentiellement des critiques de mangas. Et, tout le monde se dit que j'ai probablement pé une durite ! M'enfin, me direz-vous, hormis tout ce qui a été dit plus haut, il n'y a plus aucune critique à faire ! Et bien détrompez-vous car il est possible de faire une critique constructive sur et à partir d'un manga. La preuve dans les articles suivants ! Sur ce Enjoy Reading.

Au passage, l'image est tirée du manga Bleach qui est l'oeuvre de Tite Kubo.

White Pervert Fox

# Posté le samedi 10 février 2007 02:43

Modifié le vendredi 16 février 2007 04:29

Entrée en matière -> My Favorite...

Entrée en matière -> My Favorite...
Aah... Le début, enfin un article doivent se dire certains ! Et de quoi allons-nous parler ? Et bien non pas de Dragon Ball, le plus connu de tous les mangas, car malg son statut de référence et adulé par bon nombre d'aficionados, l'élève a déjà depuis belle lurette dépassé le maître. Et Dieu seul sait combien d'élèves il y a... Revenons donc à nos moutons. Ici je vais donc parler de mon tout premier manga qui est également mon premier coup de coeur. D'aucuns diraient qu'il s'agit presque de ma bible mangatesque tant j'y suis accroché. Ce manga, c'est Yuyu Hakusho. Son mangaka, Yoshihiro Togashi, est plutôt sujet à controverse: il est à la fois adoré et critiqué. C'est tout à fait normal me direz-vous, mais entre considérer un auteur comme un génie d'un côté et comme un usurpateur de l'autre, il y a une marge... Passons au vif du sujet.

~L'histoire~

C'est bien simple, le héros, Urameshi Yusuke est un voyou qui n'aime pas se rendre en cours et qui n'a pas l'air de porter une affection particulière à sa mère, Atsuko, une alcoolique notoire. Pourtant, sous ce côté un peu rebelle se cache un coeur d'or ou presque. Alors qu'il se promène tranquillement dans la rue, un gamin fait rouler son ballon sur la route au moment où (comme par hasard...xD) une voiture déboule à vive allure et risque de renverser ce pauvre enfant. Dans un élan de générosité et de stupidité absolue, il se jette sur le garçonnet et le sauve d'une mort pas si certaine que cela... En effet, cet adorable bout de chou devait miraculeusement survivre. Résultat: un héros hors d'usage dès le premier chapitre ! Débarque alors une drôle de demoiselle du prénom de Botan et qui s'avère être un guide et qui lui apprend que désormais, son âme est coincée entre le Ningenkai (le monde des humains) et le Reikai (monde des esprits) car sa mort n'était absolument pas prévue par les instances célestes ! Yusuke se voit alors proposer une solution qu'il est oblid'accepter: pour retrouver son corps, il va devoir s'occuper d'un oeuf qui selon son comportement donnera soit naissance à un monstre qui le dévorera ou soit à une créature bienfaisante qui lui viendra en aide. A partir de cet instant comme un véritable périple pour notre cher roublard...

~Critique~

Au niveau de l'histoire on retrouve toujours ce petit canevas du shonen: un ros qui logiquement ne devrait pas en être un et qui se retrouve dans une situation foireuse par un concours de circonstances. Au départ, comme dans n'importe quel manga, le dessin est un peu incertain, brouillon. N'empêche que le dessin brouillon, c'est le credo de Togashi et il ne s'en prive pas ! La mise en page est dynamique, l'utilisation des doubles pages simple mais judicieuse, les traits des personnages s'affinent vite tandis que le coup de crayon devient plus sûr au fil des tomes. Revenons sur l'histoire. Si Togashi use d'un stéréotype mangatesque (désolé pour les néologismes...), il sait en tirer parti. On peut faire le rapprochement entre les décès de Sangoku et ceux de Yusuke, il n'empêche que la fragilité de ce dernier se ressent bien plus fortement tout comme ses défauts, notamment ce pseudo égoïsme qui cache en fait une certaine sensibilité à fleur de peau. Inovation aussi du côté d'une pièce maîtresse: le mentor. Alors que dans tout bon shonen qui se doit, le maître est un homme plein de sagesse, un peu débile sur les bords, sérieux quand on ne s'y attend pas et surtout plutôt bien baraqué, Togashi prére à cet archétype une petite vieille alerte à la réplique acerbe, sacrément vache avec son éve et fan de jeux d'arcades. On s'attache vite à cette charmante mamie, exactement comme les personnages du manga. Les moments forts du manga, évidemment, se trouvent dans les tournois. Rappelez-vous dans DBZ, le tournoi du monde d'arts martiaux, le tournoi de Cell... Encore que le deuxième tournoi, ici, passe pour un peu baclé. Le premier, par contre, reste tout de même un sacré morceau de baston. Mais il ne s'agit pas d'un simple enchaînement de combats, se serait bien trop facile et surtout trop fade pour le lecteur ! Non, l'auteur en profite pour détailler un peu plus le passé de certains personnages tel que Kurama qui apparait sous sa vraie forme. Et il n'y a pas que Yusuke qui se contente de progresser, ses amis également. A certains passages, le graphisme est soigné et à d'autres, c'est le retour aux gribouillis ce qui pour d'aucuns gâche la lecture et pour d'autres non.

Du côté des personnages, on en a qui à la fois entrent dans les moules conventionnels et qui pourtant s'en démarquent. Hiei, par exemple, est un sale petit brun ténébreux grincheux qui s'ancre dans le rôle du rival et ami de Yusuke. Il y en a qui vont me dire "Mais c'est Kuwabara qui a cette place !". Erreur, il hérite de cette place provisoirement car malg les apparences, son rôle est celui du meilleur ami sur qui l'on peut compter. Koenma quant à lui incarne le pouvoir et l'autorité qui sont censés régir les trois mondes: Ningenkai, Reikai et Makai (le monde des démons). En théorie car sans cela, il n'aurait pas besoin de Yusuke et sa bande. Kurama est le savoir et la maturité, si l'on peut dire les choses ainsi. A l'instar de Koenma, il sert de catalyseur pour les trois autres. Du côté des méchants, on retient sans aucun doute Toguro et Sensui. Pour le premier, l'intrigue n'est pas bien compliquée, ce qu'il cherche, c'est le combat, dépasser ses limites, utiliser ses capacis au maximum. Pour le second, en revanche, même s'il souhaite visiblement rencontrer un adversaire à sa taille, tout n'est pas tout noir ou tout blanc. Si Sensui semble être le cerveau de l'histoire, sa relation ambigue avec Itsuki -ce dernier semble être épris de notre grand chant brun ténébreux, mais de laquelle des sept personnalités, allez savoir- laisse plâner un doute quant à qui est au service de qui.

Togashi m'a aussi l'air d'être un amoureux des laïus. Les bulles sont donc bien pleines, en néral d'une certaine philosophie, celle du bien et du mal, on ne va pas dire poussée mais plutôt bien abordée dans l'arc Sensui. Ses mots sont justes dans la mesure du possible, et surtout chaque personnage pne sa propre philosophie et entend bien suivre son chemin comme il l'entend. Car en général, dans les shonens DBZ (encore...) par exemple, les amis du ros le suivent dans tout ce qu'il fait. Et bien ici, ce n'est pas toujours le cas et même si l'on est loin de l'abandon de poste pur et simple, les compagnons d'emmerde de ce cher Yusuke ne sont pas toujours d'accord et ils sont plus ou moins libres de faire comme bon leur semble. Beaucoup sont déçus par la fin. Je l'ai été moi-même, mais je pense qu'en la lisant avec un peu de recul, je l'apprécierai à sa juste valeur. Selon moi, ce n'est pas que la fin qui est bâclée mais les deux derniers tomes car la série s'est essouflée et Togashi doit certainement être en manque d'inspiration pour son manga. Mais la fin est ce qu'elle est et on ne la changera pas.

~Les bons points du manga~

-des personnages pas très conventionnels
-
une histoire qui tient la route
-
un graphisme agréable
-une approche philosophique
-une série qui ne dure pas 15 000 ans

~Les mauvaits points du manga~

-on retrouve des stéréotypes
-un canevas convenu pour le shonen
-un brouillonnisme qui peut gêner
-une fin qui donne un goût d'inachevé

~Conclusion~

Yuyu Hakusho reste une référence en matière de shonen, et en matière de manga tout court. Certes, il ne révolutionne pas tout mais nombre de ses aspects attirent et en font un manga à part entière. Les héros, même s'ils ne sont pas tous humains en ont les défauts comme les qualités. L'angle philosophique apporte une dimension un peu plus sérieuse au manga, encore faut-il savoir lire entre les lignes. Incontournable du genre, il est conseillé aux néophytes comme aux mordus et me si l'on accroche pas vraiment, jetez-y au moins un oeil.

~Petites infos pratiques~

Editeur: Kana
Nombre de tomes: 19
Statut de la série: termie
Année de publication: entre 1991 et 1994 (si mes souvenirs sont bons...)
Prix indicatif: un peu plus de 6¤
Autre: une série animée de 144 épisodes et 2 OAV

L'image est évidemment la propriété de Yoshiro Togashi pour le manga et des Studio Pierrot pour les droits de l'animé. Allez donc faire un tour sur le site de Kana, l'éditeur français pour vous faire une idée.

White Pervert Fox

# Posté le lundi 12 février 2007 16:28

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 05:07